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    <title>II. Au fil des genres</title>    
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    <category domain="https://shakespeare.edel.univ-poitiers.fr:443/shakespeare/index.php?id=61">Shakespeare en devenir</category>
    <category domain="https://shakespeare.edel.univ-poitiers.fr:443/shakespeare/index.php?id=575">N°6 — 2012</category>    
    <language>fr</language>
    <pubDate>mar., 20 nov. 2012 16:51:20 +0100</pubDate>
    <lastBuildDate>jeu., 10 févr. 2022 05:40:21 +0100</lastBuildDate>      
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      <title>Pétrarque, Castiglione et Ideas Mirrour (1594) de Michael Drayton : filiations et désaffiliations entre le sonnet élisabéthain et la culture de cour </title>  
      <link>https://shakespeare.edel.univ-poitiers.fr:443/shakespeare/index.php?id=602</link>
      <description>This paper seeks to uncover the complex relationship between Michael Drayton’s first sonnet sequence, Ideas Mirrour (1594), and certain sources of Elizabethan courtly culture such as the Petrarchan poetic tradition or Castiglione’s Book of the Courtier. It first describes how Drayton resorts to a form of Neoplatonism drawn from Book IV of Castiglione’s work. The topos of the lover’s ascension towards the contemplation of divine essence – or of the Petrarchan lady – is reminiscent of Bembo’s words. But in Ideas Mirrour, ascension results in failure. The centrality of the fire imagery, among other things, prompts one to read the lover’s progress in Neoplatonic and alchemical terms : through repeated rise and fall, he is purged of his passions. However, the end of the sequence shows that this process has failed : the lover remains the victim of his passions and states that he will persist in his initial error. In the first sonnets, Petrarchan and Neoplatonic elements are used to construct a rhetoric of praise aimed at deifying the lady. In the course of the sequence, however, this rhetoric is foregrounded and deconstructed for moral reasons. It is criticized in terms that are not merely « literary », but also political. The rhetoric of praise echoes the praise of Elizabeth I and, more generally, the italianism of courtly culture. Ideas Mirrour thereby becomes subversive – at least potentially, as its subversive potential can only be revealed by reading the text in a specific way. Drayton’s first sonnet sequence therefore shows how complex the processes of affiliation and disaffiliation between a Petrarchan poet and courtly culture can be. Cette communication se propose de mettre au jour les relations complexes que le premier recueil de sonnets de Michael Drayton, Ideas Mirrour (1594), entretient avec certains éléments codifiant la culture de cour élisabéthaine, issus de la tradition poétique pétrarquiste ou encore du Livre du Courtisan de Castiglione. Nous démontrerons tout d’abord la prise en charge par Drayton d’une certaine forme de néoplatonisme présente dans le livre IV du Courtisan. Le topos de l’ascension de l’amant vers la contemplation des essences – ou vers la dame – rejoint dans une certaine mesure les propos de Bembo. Mais dans Ideas Mirrour, l’ascension échoue. La forte présence de la topique du feu, entre autres, semble encourager une lecture alchimique et néoplatonisante du recueil : à travers l’ascension puis la chute successives, l’amant se verrait purgé de ses passions. Et pourtant, tout indique en fin de recueil que ce processus n’a pas eu l’effet escompté. L’amant demeure victime de ses passions et affirme qu’il persistera dans son erreur. Dans les premiers sonnets était mise en place une rhétorique de l’éloge fondée sur une alliance entre éléments pétrarquistes et néoplatonisants dont le but était de diviniser la dame. Au fur et à mesure du recueil, le fonctionnement de cette rhétorique est mis à nu et déconstruit, dans le but d’en formuler une critique morale. Cette critique ne serait « que littéraire » si le langage de l’éloge ne faisait pas écho à l’éloge d’Elisabeth Ière et à un certain italianisme de cour qui dépasse largement le cadre du sonnet pétrarquiste. Ideas Mirrour acquiert alors un potentiel subversif qui peut être actualisé ou non à la lecture. L’ouvrage de Drayton illustre ainsi la complexité des mécanismes d’affiliation et de désaffiliation entre un poète pétrarquiste et la culture de cour à laquelle il se réfère. </description>
      <pubDate>mar., 20 nov. 2012 16:06:15 +0100</pubDate>      
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      <title>Du modèle hagiographique à la biographie : filiations génériques dans The Life of John Donne d’Izaak Walton </title>  
      <link>https://shakespeare.edel.univ-poitiers.fr:443/shakespeare/index.php?id=618</link>
      <description>Izaak Walton, premier auteur anglais que l’on peut qualifier de biographe professionnel, offre de son sujet une version partiale dans The Life of John Donne et établit de multiples rapports de filiations, littéraires ou spirituelles. Publié en 1640 en guise de préface aux sermons de Donne, le texte n’accorde que peu d’importance au fait que son sujet soit un poète. Le récit suit un schéma de conversion classique, et Donne est présenté comme un saint repentant, sur le modèle de saint Augustin. Ce choix de l’auteur pose la question de l’affiliation du récit à un genre particulier de récit de vie. Il suscite des interrogations quant à la dimension hagiographique d’un récit qui, par ailleurs, contribue à poser les jalons d’un nouveau genre de biographie. En effet, même s'il reste fortement marqué par le caractère d’exemplarité de l’hagiographie, Walton se fait historien et insiste sur l’authenticité de ses sources. Il n’hésite cependant pas à les manipuler, pour mieux manipuler son lecteur. L’écriture même de Walton place le biographe dans un rapport de filiation avec son sujet, tant il est imprégné de ses écrits. Walton se pose en témoin de la mémoire de Donne telle que celui-ci aurait souhaité la transmettre, notamment à travers le récit d’une mort spectaculaire, mise en scène par le poète lui-même. In The Life of John Donne, Izaak Walton, the first English professional biographer, casts his subject in a subjective light. Several links of filiation, whether literary or spiritual, occur throughout the narrative. The text, published in 1640 as a preface to Donne’s sermons, grants very little importance to the fact that the biographical subject is a poet. The narrative is based on a traditional conversion pattern, and Donne is presented as a repenting saint following Augustine’s model. This authorial choice begs the question of the affiliation of the narrative to a particular genre of life-writing. It raises questions as to the hagiographical dimension of a narrative which also contributes to laying the foundation of a new kind of biography. Indeed, even if the text is still deeply influenced by the necessary exemplarity of hagiographical narratives, Walton presents himself as a historian and insists on the authenticity of his sources. Yet he does not falter when it comes to manipulating them, in order to better manipulate his reader. Because it is so deeply marked by Donne’s writings, Walton’s writing itself puts him in a relationship of filiation with his subject. Through the narrative of a spectacular death staged by the poet himself, Walton stands as a witness to Donne’s memory as the latter would have liked to transmit it. </description>
      <pubDate>lun., 17 déc. 2012 11:12:26 +0100</pubDate>      
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