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    <title>II. Anatomic poetics: violence, the state and the self</title>    
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    <category domain="https://shakespeare.edel.univ-poitiers.fr:443/shakespeare/index.php?id=61">Shakespeare en devenir</category>
    <category domain="https://shakespeare.edel.univ-poitiers.fr:443/shakespeare/index.php?id=485">N°5 — 2011</category>    
    <language>fr</language>
    <pubDate>mar., 22 nov. 2011 13:40:12 +0100</pubDate>
    <lastBuildDate>jeu., 10 févr. 2022 03:52:43 +0100</lastBuildDate>      
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      <title>L’exemplum doloris. Domenico Beccafumi et le palais public de Sienne, une anatomie politique du pouvoir </title>  
      <link>https://shakespeare.edel.univ-poitiers.fr:443/shakespeare/index.php?id=543</link>
      <description>Domenico Beccafumi, peintre siennois du Cinquecento, a réalisé un programme iconographique dans la salle du Consistoire au Palais Public de Sienne dans lequel la figuration du corps supplicié se présente au travers d’une rhétorique de violences sublimes et héroïques. Ces exemples picturaux de figures héroïques, acceptant la violence au nom d’une puissance supérieure, élaborent un discours politique où la glorification de la force gouvernementale est manifeste. Un tel cadre de légitimation de la violence est mis en parallèle avec un autre genre de peinture très hétérodoxe : la peinture infamante. Il s'agit d’effigies d’individus considérés comme des traîtres de la cité peintes à ciel ouvert dans des zones déterminées de la ville et légitimées selon un mandat de publicisation de la peine. Domenico Beccafumi, a Sienese painter of the Cinquecento, achieved an iconographic program in the hall of the Palais Public Consistory of Siena, in which the representation of the tortured body occurs through rhetoric of sublime and heroic violence. These examples of heroic, pictorial figures, accepting violence in the name of a superior power, develop a political discourse in which the glorification of government force is obvious. Such a framework of legitimacy of violence is in parallel with another kind of painting, very unorthodox: the infamous painting, that is, effigies of individuals considered as city traitors, painted in the open areas of the city and legitimized as a term of publicizing the sentence. </description>
      <pubDate>lun., 21 nov. 2011 15:27:46 +0100</pubDate>      
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      <title>Petrarchism and the culture of dissection: the rhetoric of violence in Agrippa d’Aubigné’s Le Printemps and Michael Drayton’s Idea </title>  
      <link>https://shakespeare.edel.univ-poitiers.fr:443/shakespeare/index.php?id=553</link>
      <description>In focusing on the rhetoric of violence, the main purpose of this paper is to draw a hitherto unacknowledged parallel between French Huguenot poet Agrippa d’Aubigné’s Le Printemps (1571-1573) and Michael Drayton’s Idea (1599-1619), grounded in what Jonathan Sawday has called the « culture of dissection ». The poems under analysis depict the suffering of the rejected lover as physical pain by taking Petrarchan topoi literally. This paper seeks to analyse how such a description of pain might participate in processes of subject formation. It focuses especially on the dialectic between the unifying gaze of the reader on the one hand, the fragmentation of bodies and texts on the other hand, i.e., on enargeia and accumulatio. It contends that Aubigné and Drayton used the same rhetoric of violence to define their poetic selves in different ways. While the French poet embraced violence as part of an ethics of sacrifice, his English counterpart staged it better to reject it and contrast it with the ontology of flux that runs through the rest of his sequence. Pétrarquisme et culture de la dissection: la rhétorique de la violence dans Le Printemps d’Agrippa d’Aubigné et Idea de Michael Drayton.En s’intéressant à la rhétorique de la violence, cet article a pour but d’éclairer les liens jamais identifiés à ce jour entre Le Printemps (1571-1573) du poète huguenot français Agrippa d’Aubigné et Idea (1599-1619) de l’anglais Michael Drayton, qui ont à voir avec ce que Jonathan Sawday a appelé la « culture de la dissection ». Les poèmes étudiés présentent la souffrance de l’amant éconduit comme une douleur d’ordre physique à travers la littéralisation de la topique pétrarquiste. Cette étude tente de comprendre comment une telle description de la douleur participe d’un processus de constitution du sujet. Elle se concentre sur la dialectique entre le caractère unifiant de la lecture d’une part, la fragmentation du corps et du texte d’autre part, c’est à dire, du point de vue rhétorique, entre l’enargeia et l’accumulatio. Aubigné et Drayton ont eu recours à la même rhétorique de la violence dans des perspectives différentes : alors que le poète français intègre la violence dans une éthique du sacrifice, son successeur anglais la met en scène pour mieux la rejeter et l’opposer à l’ontologie du mouvement qui parcourt le reste de son recueil. </description>
      <pubDate>jeu., 22 déc. 2011 09:47:04 +0100</pubDate>      
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      <title>Self-Dissecting Devotional Bodies, Torture, and the State </title>  
      <link>https://shakespeare.edel.univ-poitiers.fr:443/shakespeare/index.php?id=572</link>
      <description>Au début de l'Europe moderne, les gens ont souvent observé des dissections publiques du corps humain par les médecins. Jonathan Sawday a appelé cette époque une “culture de dissection&amp;quot;. La compréhension de la relation entre le corps et l'âme a été révolutionnée par ces nouvelles connaissances populaires. Ces cadavres disséqués étaient souvent les corps de criminels portés directement de l'échafaudage aux théâtres d'anatomie. Les conséquences sont importantes, en montrant que la relation entre la punition et la connaissance du corps humain a été mutuellement constitutive. Certaines personnes ont vu la dissection comme une terrible double-punition qui rend l'âme du pécheur irrécupérable. Les citoyens étaient suspicieux, et même horrifiés, par le chevauchement de l'Etat et de l'anatomiste. Le peuple croyait qu’un corps entier avait besoin d'un enterrement chrétien. D'ailleurs, certaines critiques argumentent que les citoyens de l'Europe moderne ont vu la torture comme une bénédiction pour le condamné comme une forme de martyre, et donc un chemin pour le pardon divin. Les deux routes de la rédemption ont été annulées dans les théâtres d'anatomie : le corps du criminel avait besoin d'être épargné pour l'anatomiste. Par conséquent, le criminel a été pendu au lieu d'autres appareils de la torture. Toutefois, après la performance de l'anatomiste, le corps disséqué ne pouvait pas avoir un enterrement chrétien. Cet article examine ces questions à travers des illustrations anatomiques de la Renaissance, et Dévotions de John Donne. Les deux oeuvres montrent que la dissection a créé d’importantes questions sur la relation de l'autorité religieuse et de l'Etat. Les illustrations anatomiques et Dévotions de Donne dépeignent la suspicion de l'anatomiste, liée au bourreau, et une profonde ambivalence du rôle augmentant de la médecine dans la punition par l'Etat. </description>
      <pubDate>ven., 03 févr. 2012 09:33:15 +0100</pubDate>      
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