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    <title>Gender Changes and the Weak-Queen Dilemma</title>    
    <link>https://shakespeare.edel.univ-poitiers.fr:443/shakespeare/index.php?id=3186</link>    
    <description>In 1973, Michael Manheim published The Weak King Dilemma in the Shakespearean History Play, analysing flawed, indecisive, and unsteady kings whose status as courageous warlords is dismissed and their reign doomed as these attributes would rather be applied to women. Gender binaries and preconceived configurations have often been called into question but the spectrum between feminine and masculine has lately become the focus of attention.  Female actors today raise their voice to claim parts formerly restricted to male colleagues due to the character’s binary gender. Disrupting conservative casting concepts against sexist preconceptions raises awareness towards power structures in the acting business. Transformations of traditional casting allow for fascinating staging opportunities. Directed by Deborah Warner, Fiona Shaw played Richard II in 1995 at the National Theatre. In 2016, Gillian Bevan portrayed King Cymbeline in their RSC production (Dir. Melly Still). In 2017, Betsy Schwartz was Henry VI in an all-female adaptation called Bring Down the House by the Seattle Shakespeare Company (Dir. Rosa Joshi). However, Richard II has been labelled “effeminate”, Cymbeline as “unreasonable”, and Henry VI as “milquetoast”. This reading would not speak of female empowerment. The theatre is a cultural construct, a configuration of contemporary society. Strong male characters have been cast with women. Additionally, production dynamics depend on ensemble interaction. Yet, the above castings seem to perpetuate the stereotype of a petulant, feeble, and emotional woman whose regiment must fail. Patriarchal power relations can then be traced in today’s Shakespearean castings. This seems a twisted discourse of enablement. This contribution adds to the discourse on equality in contemporary performance industries concerning female weak kings/monarchs in Shakespeare and question its function. En 1973, Michael Manheim a publié The Weak King Dilemna in the Shakespearean History Play (Le dilemme du roi faible dans les pièces historiques de Shakespeare, non traduit) analysant les rois défaillants, indécis et instables, dont le statut de guerrier courageux est rejeté et leur règne condamné, étant donné que ces défauts seraient plutôt attribués à des femmes. On a souvent remis en cause la binarité du genre et les configurations préconçues, mais la variété entre le féminin et le masculin est récemment devenue un centre de préoccupation.  À présent, des actrices font entendre leur voix pour réclamer des rôles qui étaient autrefois réservés aux acteurs étant donné le genre binaire du personnage. Déranger les concepts traditionnels de distribution des rôles en s’opposant aux préconceptions sexistes met l’accent sur les leviers de pouvoir dans le milieu théâtral. Transformer les distributions traditionnelles permet de fascinantes possibilités scéniques. Sous la direction de Deborah Werner, Fiona Shaw a interprété Richard II en 1995 à Londres, au National Theatre. En 2016, Gillian Bevan a représenté Cymbeline à la RSC dans une mise en scène de Melly Still. En 2017, Betsy Schwartz a endossé le rôle de Henry VI dans une adaptation uniquement féminine intitulée Bring Down the House par la Seattle Shakespeare Company, mise en scène par Rosa Joshi. Cependant, Richard II a été accusé d’être « efféminé », Cymbeline d’être « déraisonnable » et Henry VI d’être « timoré ». Cette lecture ne ferait pas la part belle à l’émancipation féminine.  L’art théâtral est une construction culturelle, une configuration de la société contemporaine. De puissants personnages masculins ont été interprétés par des actrices. De plus, la dynamique d’un spectacle dépend de l’interaction entre tous les interprètes. Cependant, les distributions ci-dessus semblent perpétuer le stéréotype de la femme irritable, faible et émotive, dont l’armée doit être battue. Les distributions shakespeariennes actuelles peuvent révéler des liens de pouvoir patriarcal. Cela semble un discours biaisé concernant les capacités réelles. Cet article s’inscrit dans la trajectoire de l’égalité dans la distribution des spectacles contemporains en ce qui concerne les faibles rois shakespeariens interprétés par des actrices, et en questionne le fonctionnement.   </description>
    <category domain="https://shakespeare.edel.univ-poitiers.fr:443/shakespeare/index.php?id=61">Shakespeare en devenir</category>
    <category domain="https://shakespeare.edel.univ-poitiers.fr:443/shakespeare/index.php?id=3010">N°18 — 2024</category>
    <category domain="https://shakespeare.edel.univ-poitiers.fr:443/shakespeare/index.php?id=3176">III. “The heart and stomach of a king”: Regenderin...</category>    
    <language>fr</language>
    <pubDate>sam., 14 déc. 2024 19:32:03 +0100</pubDate>
    <lastBuildDate>sam., 28 févr. 2026 12:36:44 +0100</lastBuildDate>      
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