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    <title>Cleopatra</title>    
    <link>https://shakespeare.edel.univ-poitiers.fr:443/shakespeare/index.php?id=1866</link>
    <description>Index de Cleopatra</description>
    <language>fr</language>    
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      <title>Name-calling the Egyptian Queen in Antony and Cleopatra : a case in point of the distortion of Africa through the racial slur “gypsy”</title>  
      <link>https://shakespeare.edel.univ-poitiers.fr:443/shakespeare/index.php?id=1859</link>
      <description>In the early modern period, Africa was represented as a territory made up of fantasies, stereotypes, and prejudice. Studying Africa in Shakespeare’s plays boils down to analysing the distorted representation that the early modern English depicted at the time. This paper relies on the use of the racial slur “gypsy” in Antony and Cleopatra (1606) by William Shakespeare. With this term, Cleopatra is insulted, in abstentia, twice. It may seem odd to focus on a term that is used sporadically in the play but it is a key element to understand Cleopatra’s ambivalent characterization as well as the plot itself. This insult is given a dramatic function and acts as a tragic trigger marking Cleopatra as the natural enemy of Rome. With this racial slur, Shakespeare committed an anachronism for it could not have been used by the Romans. The word “gypsy” only appeared during the Renaissance and we may wonder why Shakespeare used a typically early modern cultural reference in a Roman play. The issue at stake is to remember that Shakespeare was influenced by classical culture – Roman texts, Greek texts – when he wrote Antony and Cleopatra. Indeed, it is by going back to Greek literature that we might understand why the term “gypsy” had been used for the first time by Shakespeare to refer to Cleopatra through the prism of Greek literature. À l’époque de la première modernité, l’Afrique est un territoire fait de fantasmes, de stéréotypes et de préjugés. Étudier l’Afrique dans les pièces de Shakespeare revient à analyser la représentation déformée que les Anglais ont produite à l’époque. Cet article repose sur l’analyse de l’injure raciale « gypsy » dans Antoine et Cléopâtre (1606) de William Shakespeare. Ciblée par ce terme, Cléopâtre est insultée in absentia, à deux reprises, dans la pièce. Cela peut sembler étrange de se concentrer sur un terme qui n’apparaît pas de façon récurrente dans la pièce, mais je souhaite monter dans quelle mesure celui-ci constitue un terme clé pour comprendre le personnage ambivalent de Cléopâtre ainsi que l’intrigue elle-même. Shakespeare donne à cette injure une fonction dramatique et contribue à faire basculer la pièce dans le tragique en faisant de Cléopâtre l’ennemi naturel de Rome. À travers cette injure raciste, le dramaturge commet un anachronisme car celle-ci n’aurait pas pu être utilisée par les Romains. Le mot « gypsy » n’apparaît que pendant la Renaissance, et on peut se demander pour quelle raison Shakespeare a recours à un mot qui caractérise l’Angleterre de la première modernité dans une pièce romaine. Il est fondamental de se souvenir de l’influence considérable que la culture classique a eu sur Shakespeare alors qu’il composait Antoine et Cléopâtre – celle des textes latins et grecs. En effet, c’est en remontant à la littérature de la Grèce ancienne que l’on peut, dans une certaine mesure, comprendre la raison pour laquelle le terme « gypsy » a été utilisé, pour la première fois, par Shakespeare pour faire référence à Cléopâtre à travers le prisme de la littérature grecque. </description>
      <pubDate>ven., 27 déc. 2019 19:16:35 +0100</pubDate>
      <lastBuildDate>sam., 28 déc. 2019 14:39:46 +0100</lastBuildDate>      
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