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    <title>Elizabethan drama</title>    
    <link>https://shakespeare.edel.univ-poitiers.fr:443/shakespeare/index.php?id=1968</link>
    <description>Index de Elizabethan drama</description>
    <language>fr</language>    
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      <title>“He might well have been a woman”: Gender Malleability and Female Homoerotic Desire in John Lyly’s Galatea (c. 1588)</title>  
      <link>https://shakespeare.edel.univ-poitiers.fr:443/shakespeare/index.php?id=2966</link>
      <description>Analysing constructions of gender and sexuality in John Lyly’s pastoral comedy Galatea (c. 1588), I argue against the idea that disturbing the gender binary through cross-dressing is necessarily a subversive endeavour in the early modern period. Instead, I seek to re-examine what gender indeterminacy enables in terms of homoerotic desire on the Elizabethan stage. This leads me to analyse the dramatic discourse surrounding love between virgins within the play, and especially the feelings the two female protagonists express for each other, bearing in mind that the playwright’s target audience was none other than Queen Elizabeth I, already known as the “Virgin Queen” in Lyly’s time. By paradoxically emphasising the apparent impossibility of love between women, the playwright actually dramatizes the purity and inexorability of the feelings Galatea and Phillida communicate to each other. I contend that if the expression of such feelings can take centre stage, it is precisely because the two lovers inhabit the gaps and uncertainties permitted by gender indeterminacy. Dans cette analyse de Galatée (c. 1588), une comédie pastorale de John Lyly, je démontre que la déstabilisation de la binarité de genre à travers le recours au travestissement ne découle pas nécessairement d’une volonté de faire preuve de radicalité à l’époque prémoderne. Je déplace plutôt la focale en direction de la question de la sexualité, en interrogeant les conséquences qu’a l’indétermination liée à l’identité de genre des personnages sur la façon dont le désir homoérotique est exprimé sur la scène élisabéthaine. C’est pourquoi j’étudie le discours dramatique développé autour de l’amour entre vierges dans la pièce, et plus particulièrement entre les deux protagonistes, Galatée et Phylidée, en gardant à l’esprit que le dramaturge et poète de cour l’a écrite pour la reine Élisabeth Ire, alors déjà surnommée « Reine Vierge ». En mettant l’accent sur l’apparente impossibilité de l’amour entre femmes, ce qui semble paradoxal, Lyly souligne la pureté et la force des sentiments que se communiquent les deux protagonistes. Mon principal argument consiste à dire que si le théâtre de Lyly peut faire la part belle à ces sentiments, c’est justement parce que les deux amantes profitent des libertés permises par l’indétermination de genre. </description>
      <pubDate>sam., 27 janv. 2024 13:09:52 +0100</pubDate>
      <lastBuildDate>sam., 28 févr. 2026 12:04:29 +0100</lastBuildDate>      
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      <title>Entre la scène et la salle : le théâtre shakespearien comme esthétique de la traversée</title>  
      <link>https://shakespeare.edel.univ-poitiers.fr:443/shakespeare/index.php?id=1952</link>
      <description>Pour intéresser la foule aux questionnements philosophiques, politiques et éthiques qui concernent essentiellement l’assemblée des spectateurs, l’esthétique shakespearienne multiplie les procédés de traversée : jeu d’acteur directement adressé à la salle ; proximité spatiale entre acteurs et spectateurs, pour donner accès à ses émotions et à son art ; utilisation franche et revendiquée à la scène de la convention et de l’humour. Ces caractéristiques posent les entreprises culturelles du dramaturge anglais comme la pointe de l’entertainment pendant toute son activité de création artistique. Il semble donc primordial d’étudier en quoi le motif de la traversée constitue un enjeu de la création et de la transmission artistique. L’étude d’Hamlet, pièce qui couronne le succès de Shakespeare à l’orée du XVIIe siècle, comme encore de nos jours, dans son contexte, dans son texte, et dans deux adaptations contemporaines, servira de fil rouge dans cette traversée historique. In order to catch the audience’s attention, Shakespeare may have used many crossing effects in his plays: direct address to the audience; proximity between the actors and the audience; use of theatrical conventions and jokes. Those features ensure that his plays are most entertaining pieces of art, which is worth studying for nowadays artists’ sake. This paper will focus on Hamlet, the play with which Shakespeare reached his notoriety in his own time and in the following centuries. It will look at Hamlet through Elizabethan original practices, then through a close reading of the text, and finally through the way two French directors had it performed recently. </description>
      <pubDate>sam., 28 déc. 2019 03:02:00 +0100</pubDate>
      <lastBuildDate>sam., 28 déc. 2019 03:41:48 +0100</lastBuildDate>      
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