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    <title>auteurs : Brigitte Friant-Kessler</title>    
    <link>https://shakespeare.edel.univ-poitiers.fr:443/shakespeare/index.php?id=1779</link>
    <description>Index des publications de auteurs Brigitte Friant-Kessler</description>
    <language>fr</language>    
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      <title>Comicking Romeo and Juliet in the Digital Age, or How to Do Things with Panels and Pixels</title>  
      <link>https://shakespeare.edel.univ-poitiers.fr:443/shakespeare/index.php?id=1762</link>
      <description>The present essay examines how Romeo and Juliet is when adapted as a webcomic and is illustrated with emojis in paper editions that emulate digital conversation platforms. Part of the argument is a larger issue which is the use of stick figures and emojis to represent the characters visually as both have in common the aim to simplify and steer away from realistic figuration while often revealing elements of the “cute” as theorised by Sianne Ngai. Furthermore, webcomics embrace a global and multimodal approach whereby the medium itself allows the artist-illustrator to cross-reference visual adaptations with other discourses. In spite of the apparently reductiveness of emojified pixels and/or digital panels, and the temptation to perceive in those adaptations a degree of decaffeinated Shakespeare, it is argued that the visual rhetoric and performativity which underpin those modes of representation are multifunctional and are thus in keeping with rhizomatic Shakespearean networks as defined by Douglas Lanier. They also gesture in more ways than one toward Shakespeare’s text when it is staged and permanently reappropriated in sight and sound. Cet article interroge Roméo et Juliette adapté sous forme de strips publiés sur un blog en ligne, ou avec des émojis dans une version imprimée qui simule la communication numérique sur les réseaux sociaux. Il s’intéresse notamment à la façon de représenter visuellement les personnages à l’aide de bonhommes-allumettes ou avec des émojis en postulant que le dénominateur commun est la résistance à une figuration de type réaliste. Ces modes de représentation ne sont pas éloignés de ce que Sianne Ngai a théorisé sous le terme « cute ». D’autre part, les strips en ligne constituent une approche multimodale, globalisante et un moyen de communiquer qui permet à l’artiste-illustratrice de croiser la dimension visuelle avec d’autres formes telles que la musique. Bien qu’à première vue, les strips et les émojis peuvent sembler réducteurs et qu’il est tentant de voir dans ces adaptations du Shakespeare « décafféiné », le propos consiste à démontrer que ces modes graphiques déploient une rhétorique visuelle et une performativité propres qui renvoient à ce que Douglas Lanier a défini comme les réseaux rhizomatiques shakespeariens, en empruntant le concept à Deleuze et Guattari. De fait, les pixels des émojis ainsi que les strips dessinés et diffusés sur la toile offrent l’occasion de repenser le rapport de ces pièces à la mise en scène et à la réappropriation de la dramaturgie constamment renouvelée, en sons et en images. </description>
      <pubDate>dim., 08 déc. 2019 17:52:29 +0100</pubDate>
      <lastBuildDate>sam., 19 févr. 2022 22:31:51 +0100</lastBuildDate>      
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