Shakespeare en devenir - Les Cahiers de La Licorne - Université de Poitiers - Maison des Sciences de l'Homme et de la Société de Poitiers http://09.edel.univ-poitiers.fr/shakespeare Dans le prolongement de ses activités éditoriales, la revue La Licorne propose les Cahiers, des publications réalisées exclusivement sous forme électronique et libres d’accès. Il s’agit de Cahiers dévolus à un écrivain, à une problématique, ou à un corpus particulier. Les Cahiers Shakespeare en devenir ont ainsi pour vocation première de créer des liens signifiants entre l’époque de Shakespeare et la nôtre. Il s’agit de s’interroger sur ce que l’œuvre de Shakespeare est devenue au fil des siècles, au gré des cultures, et sur la manière dont elle continue d’évoluer aujourd’hui. fr Lodel 0.9 Introduction http://09.edel.univ-poitiers.fr/shakespeare/index.php?id=1066 Isabelle Schwartz-Gastine Les sept articles inclus dans ce volume, écrits en anglais ou en français, émanent du séminaire XVIe-XVIIe siècles du Congrès de la Société des Anglicistes de l’Enseignement Supérieur qui s’est tenu à l’Université de Caen en 2014 sur le thème « Traversées/Crossings ». Les trois premiers articles interrogent des textes du début de la période moderne traversés par l’image ou la métaphore, tandis que les quatre articles suivants déclinent cette thématique à travers la médiation du théâtre et du cinéma. Jean-Jacques Chardin se concentre sur trois emblèmes du recueil de Henry Peacham, Minerva Britanna, publié en 1612. Plutôt que de s’en tenir à la définition convenue de la théorie de l’ut pictura poesis, selon laquelle l’image illustrerait le texte poétique afin d’en éclairer les subtilités elliptiques, Jean-Jacques Chardin démontre que l’emblème, à la conjonction de deux codes sémiotiques et agencé selon un protocole tripartite (motto, image, épigramme), propose un sens polysémique grâce à l’interaction entre les deux systèmes. Le dessin se met en travers du texte, pour complexifier le message de l’épigramme. Ainsi un exercice de décodage des sources, via un détour par les textes anciens, bibliques et patristiques, s’avère-t-il nécessaire pour viser au but ultime : l’apprentissage du christianisme à travers une pédagogie de l’oblique et du ludique dérivée d’Aristote. Sur la page-titre du recueil, une main émergeant d’un rideau écrivant à l’envers le premier motto procède de l’art... 2017-11-30T00:00:00Z http://09.edel.univ-poitiers.fr/shakespeare/index.php?id=1066 Consignes aux auteurs http://09.edel.univ-poitiers.fr/shakespeare/index.php?id=193 SCROLL DOWN  FOR ENGLISHTypes de contributionPour les Cahiers Shakespeare en devenir : articles scientifiques en français ou en anglais.Pour l’Oeil du spectateur : comptes rendus et propositions originales en français ou en anglais.Eléments à faire figurerLes articles doivent être accompagnés : D’une bio-bibliographie rédigée du ou des auteurs (une douzaine de ligne).D’un résumé de l’article en français et en anglais.De mots clefs en français et en anglais.Les articles peuvent contenir des illustrations ou des photographies, à condition qu’elles soient de bonne qualité, et qu’elles soient accompagnées d’une indication de source (prénom et nom de l’auteur) et d’une légende. Les contributeurs sont également encouragés à inclure dans leurs articles des documents audio ou vidéo, pourvu qu’ils en obtiennent gracieusement les droits.Feuille de styleLes contributeurs sont invités à respecter au plus près les consignes indiquées ci-dessous :Titre et sous-titresEn lettres minuscules.AuteurPrénom et nom en minuscules.MajusculesUtiliser des majuscules avec accents. Exemple : « À force de répétitions, les acteurs… »GuillemetsHarmoniser tous les guillemets du texte. S’assurer que tous les guillemets sont de type « spectacle », même pour les titres d’articles en anglais.Exemple : « The Bow is Bent and Drawn : Kurosawa’s Ran and the Shakespearean Arrow of Desire ».Citation longue (de plus de trois lignes)Citation détachée du texte, sans guillemets.Références récurrentes à une pièceMettre le... 2017-11-08T00:00:00Z http://09.edel.univ-poitiers.fr/shakespeare/index.php?id=193 Congrès de la Renaissance Society of America (RSA) : New Orleans, 22-24 mars 2018 http://09.edel.univ-poitiers.fr/shakespeare/index.php?id=1104 http://www.rsa.org/general/custom.asp?page=2018NOLA 2017-11-08T00:00:00Z http://09.edel.univ-poitiers.fr/shakespeare/index.php?id=1104 Congrès de la Shakespeare Society of America (SSA) : Los Angeles, 28-31 mars 2018 http://09.edel.univ-poitiers.fr/shakespeare/index.php?id=1103 http://www.shakespeareassociation.org/wp-content/uploads/2014/08/June-2017-Bulletin-Final-w-Signature.pdfhttp://www.shakespeareassociation.org 2017-11-08T00:00:00Z http://09.edel.univ-poitiers.fr/shakespeare/index.php?id=1103 Congrès de la Société Française Shakespeare (SFS) : Paris, 18-20 janvier 2018 http://09.edel.univ-poitiers.fr/shakespeare/index.php?id=1102 Programme : https://shakespeare.revues.org/3900 (français)https://shakespeare.revues.org/3901 (English) 2017-11-08T00:00:00Z http://09.edel.univ-poitiers.fr/shakespeare/index.php?id=1102 Couverture http://09.edel.univ-poitiers.fr/shakespeare/index.php?id=1084 Jean-Marc Brugeilles 2017-09-11T00:00:00Z http://09.edel.univ-poitiers.fr/shakespeare/index.php?id=1084 Shakespeare digital sur la scène du Barbican http://09.edel.univ-poitiers.fr/shakespeare/index.php?id=1085 Estelle Rivier Simon Russell Beale (Prospero)Topher McGrillis © RSCCe qui fait de La Tempête l’une des pièces les plus spectaculaires de Shakespeare, c’est, on le sait, la scène d’ouverture. Chaque fois que l’on attend fébrilement dans la salle l’entrée en scène des matelots à la dérive, on espère ne pas être déçu par l’illusion théâtrale qui devra nous plonger – littéralement – in medias res dans la pièce, d’autant plus que celle-ci doit son nom à cette entrée en matière supposée fracassante. Sur l’immense scène du Barbican, où Gregory Doran et sa troupe de la Royal Shakespeare Company ont établi leurs quartiers d’été (la pièce a été créée à Stratford-upon-Avon en 2016 pour célébrer le quatre-centième anniversaire de la mort de Shakespeare), on distingue dans la pénombre la gigantesque carcasse de la coque d’un bateau, fendue en son centre. Les morceaux, situés à cour et à jardin, dessinent un arc de cercle en bois flotté, sorte de cage béante qui prendra au piège toute forme humaine. Déjà dans le vaste hall d’accueil du Barbican, et en résonance dans la salle de spectacle, on entend un bruit sourd, comme un orage qui se prépare et gronde au lointain. La curiosité est d’autant plus suscitée que l’on sait – c’est une innovation à la RSC – que Gregory Doran s’est associé à Intel et The Imaginarium Studios, pour mêler à son décor concret et ses personnages de chair des images de synthèse. Le spectacle promet d’être novateur et magique. Or, pour cette dernière dimension du moins, n’était-ce pa... 2017-09-11T00:00:00Z http://09.edel.univ-poitiers.fr/shakespeare/index.php?id=1085 Twelfth Night in Switzerland: a Burlesque Comedy http://09.edel.univ-poitiers.fr/shakespeare/index.php?id=1080 Charlène Cruxent Twelfth Night in Switzerland: A Burlesque ComedyFrom School to Stage: When Passion Gathers Budding ComediansThe theatre company "Funamble" was created in March 2013 in Fribourg under the supervision of Jacques Deillon and Yves Loutan in order to reunite the former members of Gambach secondary school theatre group. Twelfth Night was their first performance, but those theatre-enthusiasts cannot be considered as beginners: they had already performed together inA Midsummer Night’s Dream, Antigonus and The Imaginary Invalid, among other plays, as teenagers.The theatre company had announced their first production would be Twelfth Night, a "burlesque off-the-wall comedy." To say the least, the spectators were not disappointed! Even before the beginning of the show, the farcical tone of the play was set: while the audience was waiting in the vestibule, an actor dressed up as a sixteenth-century guard shouted "be aware of the guards" and walked through the crowd. Leading the way to the auditorium, he jabbered a few words before opening the door and inviting the spectators to enter.When the performance began, an aerie atmosphere was suggested by clouds of white smoke and fairy-like music. A papier mâché boat brought Viola onstage, taking the audience on a journey to "a world full of poetry and laughter."1Twelfth Night in 21st Century SwitzerlandThe structure of the Shakespearean plot remains intact: after a shipwreck, Viola loses Sebastian, her t... 2017-01-31T00:00:00Z http://09.edel.univ-poitiers.fr/shakespeare/index.php?id=1080 « Du balcon de Roxane à celui de Juliette » http://09.edel.univ-poitiers.fr/shakespeare/index.php?id=1079 Estelle Rivier Éric Ruf, administrateur de la Comédie-FrançaisePhoto © :Christophe Raynaud de LageImaginer et concevoir la scénographieEstelle Rivier (ER) – Vous avez scénographié deux œuvres dont on connaît la filiation : Cyrano de Bergerac, mis en scène par Denis Podalydès en 2006 (et repris en 2015-2016), et aujourd’hui Roméo et Juliette que vous mettez également en scène. Dans quelle mesure les dispositifs scéniques sont-ils comparables ? Éric Ruf – Ni la mécanique ni l’esthétique ne sont similaires dans les deux pièces, mais d’une certaine manière, elles résultent d’un même processus. C’est le cas de l’effacement progressif du balcon dans les deux scénographies. Si je ne l’ai jamais considéré en tant que tel, il y a en effet un réflexe commun aux deux scénographies. Au sujet de Roméo et Juliette, je n’arrivais pas à comprendre ce que signifiait la scène de l’acte II, scène 2, son endroit dans la pièce, la qualité augmentée de l’amour qui s’y exprimait, enfin à quoi elle servait dans la narration. Lorsque je posais la question autour de moi, la confusion immédiate se faisait avec la pièce de Rostand. Par exemple, si l’on y regarde de plus près, le baiser, c’est dans Cyrano, pas dans Roméo et Juliette. Le premier baiser, c’est celui de la gloire, celui du grand timide qui n’a pu parler, qui a fait des signes muets dans le parc et pour qui, tout à coup, est donnée une première fois. Cela n’est pas le cas de Roméo. ER – Il est vrai que l’on est parasité par d’autres mises en scène où ce ba... 2017-01-26T00:00:00Z http://09.edel.univ-poitiers.fr/shakespeare/index.php?id=1079 King Lear directed by Deborah Warner, 19 November 2016, The Old Vic Theatre, London http://09.edel.univ-poitiers.fr/shakespeare/index.php?id=1067 Charles HOLDEFER Few ceremonies are more dispiriting than inductions into the Rock and Roll Hall of Fame. That might sound like an odd, even nonsensical observation to begin a review of King Lear, but it is necessary to keep in mind that baby boomers are easily “foolish fond,” too. Every year, aging music stars are recognized for achievements in earlier decades. Loyal fans applaud performers whose originality, charisma and (let’s be frank) sex appeal are past their prime. Decrepit honorees shuffle toward the podium to make a speech. Last spring, the Old Vic announced that Glenda Jackson, now age 80, would return to the stage after decades of absence to perform the lead in King Lear. As a marketing premise, it was irresistible, the “must see” show of the season. Jackson began her career with the Royal Shakespeare Company in her early twenties ; now, in a gender-bending finale directed by Deborah Warner, she would finish it with what is arguably the canon’s most challenging role.But one might be forgiven for wondering : is this wise ? Might it be better to remember a star in her glory ? After all, an ill-conceived or embarrassing performance can distract from earlier achievements. Was the Old Vic succumbing to the temptations of the Rock and Roll Hall of Fame ? The short answer, happily, is no. The flaws in this production can’t be blamed on Jackson ; on the contrary, she remains impressive and in many respects, she carries the show. With a running time of three and one half hours, however, thi... 2016-12-09T00:00:00Z http://09.edel.univ-poitiers.fr/shakespeare/index.php?id=1067