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Henry V à la Royal Shakespeare Company : 600e anniversaire de la victoire anglaise

frPublié en ligne le 12 novembre 2015

1Comme c’est à présent la coutume1, l’équipe artistique de la Royal Shakespeare Company et son directeur, Gregory Doran, conçoivent les spectacles shakespeariens sous forme de « cycles » présentant plusieurs pièces, qui montrent une évolution thématique, interprétées par les mêmes acteurs dans un lieu scénique fait de rappels et d’échos.

2Henry V est le quatrième et dernier volet du présent cycle commencé en 2013 par Richard II (David Tennant dans le rôle-titre), suivi des deux parties de Henry IV en 2014 (le rôle de Falstaff est tenu par Antony Sher). Entre le 450e anniversaire de la naissance de Shakespeare en 2014 et le 400e anniversaire de sa mort en 2016, il revenait de célébrer une autre commémoration en 2015, celle de la victoire écrasante de l’armée anglaise sur les forces françaises, le 25 octobre 1415, dans la plaine marécageuse située à proximité du château d’Azincourt (Henry V, IV.7.73-76)2.

3De Stratford, ce cycle continuera sa destinée à Londres durant la saison 2015-2016, au Barbican Theatre, sous l’intitulé « King & Country Season » (www.kingandcountry.org.uk), avant une longue tournée nationale (www.rsc.org.uk). Ces quatre spectacles ont été filmés durant leur dernière semaine de représentation au Théâtre de la Royal Shakespeare Company, à Stratford-upon-Avon, et diffusés dans de nombreuses salles de cinéma de par le monde – malheureusement ce dispositif n’inclut pas la France. Une version filmique existe en DVD.

4Ces quatre pièces historiques retracent l’histoire anglaise médiévale depuis la fin du règne et la déposition de Richard II par son cousin Henry Bolingbroke, vers 1399, en passant par les désillusions d’Henry IV envers son héritier, le Prince Hal qui fréquente les tavernes et ses habitués peu recommandables, jusqu’à la victoire de l’armée guidée par Hal devenu Henry V. Ainsi, Henry se forge un nom glorieux qui rachète l’usurpation de son père et sa propre jeunesse dissipée ; il reprend la tradition conquérante des héritiers légitimes, ses propres ancêtres, d’Edouard III (son arrière-grand-père) au Prince Noir (Edouard de Woodstock, son oncle), que Richard II, par ses extravagances et sa mauvaise gouvernance, avait interrompue.

5Qui dit cycle dit continuité. Ce principe s’applique d’abord à la distribution du rôle-titre. Alex Hassell, qui interprétait le Prince Hal dans les deux parties de Henry IV, est à présent le jeune roi Henry V. Par un jeu de scène chargé de sens durant le Prologue, Henry montre qu’il a changé de vie après la mort de son père. L’acteur fait irruption sur scène, revêtu du costume que le Prince Hall portait à Cheapside en compagnie de Falstaff dans la deuxième partie de Henry IV. Il arrache la couronne royale que le Chœur (Oliver Ford-Davies) avait négligemment prise en main durant son discours, et repart aussitôt dans les coulisses. Bien que son apparence puisse toujours le désigner comme un manant, Henry se montre donc dépositaire du titre royal que lui a légué son père. En saisissant la couronne qui gisait sur le siège royal vacant, il affirme sa ferme volonté de ne pas laisser la royauté fluctuer au gré des aléas de l’histoire, et de prendre le pouvoir avec autorité à la tête de son pays.

6Et lorsque l’acteur débute le rôle à la deuxième scène du premier acte, Henry est ceint de la couronne royale et sanglé dans un uniforme militaire marron, de facture contemporaine mais non particularisé, qui affirme clairement qu’il est maintenant investi de l’autorité régalienne et qu’il manifeste des visées guerrières expansionnistes, à la suite de ses valeureux ancêtres3.

7On remarquera la simplicité du dispositif scénique fixe, laissant tout l’espace au sol (proscenium et scène au-delà du manteau d’arlequin) libre, permettant ainsi des déplacements d’acteurs avec grande célérité, notamment lors des conflits (au début de Richard II) et des batailles (dans la plaine d’Azincourt dans Henry V). Le premier balcon est prolongé par des structures métalliques argentées le long du cadre scénique, soutenues par des poteaux assortis, qui permettent un jeu en surplomb au-dessus de l’espace scénique.

8Selon un procédé cinématographique que permet la technologie moderne, certains changements de lieux sont signalés par une projection de vues en fond de scène représentant des cathédrales gothiques anglaises ou françaises. Le changement de lieu est instantané, suggérant une vaste perspective fuyante et posant une atmosphère recueillie ou grandiose grâce à un système d’éclairages d’une très grande beauté esthétique (Tim Mitchell).

9C’est ainsi que l’ouverture de Richard II se situait dans la cathédrale de Westminster (sur les poteaux métalliques du dispositif se profilaient les piliers de pierre ouvragée de l’édifice gothique), baignée d’une lumière grisâtre propice au deuil et à la déploration : en fond de scène, la Duchesse de Gloucester (Jane Lapotaire) se lamentait, le visage contre le cercueil de son mari assassiné sur ordre de Richard. Dos au cercueil et face aux spectateurs, Richard s’appliquait à gérer le sujet de contention entre Mowbraw (Antony Byrne) et Bolingbroke (Jasper Britton), agenouillés devant lui. Par ce rappel scénique concrétisant le meurtre de Woodstock, Richard n’en apparaissait que plus coupable, devant les hommes et devant Dieu, dans ce lieu consacré, lui, le représentant de Dieu sur terre selon la Grande Chaîne des Êtres du monde féodal chrétien hérité des Anciens4.

10Dans Henry V, cette même cathédrale de Westminster est projetée à l’ouverture de la pièce, après le Prologue, rappelant ainsi un élément de décor de la pièce initiale du cycle. Dans ce lieu religieux chargé de symboles, le contraste n’en est que plus grand avec le cynisme des évêques de Canterbury (Jim Hooper) et d’Ely (Nicholas Gerard-Martin). Présentées sous forme de mascarades bouffonnes en connivence avec les spectateurs, les manigances des deux prélats attirent les rires de la salle. Dans cette atmosphère dénuée de morale, l’interrogation de Henry – « May I with right and conscience make this claim ? » (I.2.98) – n’en paraît que plus inappropriée. Cependant, il saura se laisser convaincre d’aller guerroyer en France pour reprendre le territoire auquel il peut prétendre.

11Grâce à ce système instantané, l’action peut être transposée sans délai de Londres à la cathédrale de Rouen à l’acte II (II.4) représentant le château royal. Sur fond d’une rosace gothique richement ouvragée, les vitraux propagent leurs reflets bleutés sur la Cour du roi de France, rappelant la couleur bleue de la royauté française dédiée au culte marial. Tout est richesse somptueuse, rehaussé par l’éclairage qui fait briller le sol du proscenium en plexiglass transparent, lui conférant ici une apparence de marbre noir. C’est dans ce cadre médiéval délicat que s’affronte la maison de France en des dissensions que le roi Charles VI, dans sa faiblesse, ne peut éviter. Le moment est propice pour profiter de cette proie tentante pour le fougueux jeune roi d’Angleterre.

12Après l’entracte, au début de la deuxième partie du spectacle, grâce encore au jeu des lumières, l’action peut se déplacer instantanément du camp anglais à celui des Français. Au début de l’acte IV, un éclairage violemment argenté sur la partie externe du proscenium laisse voir des lignes de monticules de terre, comme les sillons d’un champ dénudé recouvert de givre, baignés par les rayons de la lune. Sur ce sol qui semble gelé, des soldats sont allongés, recouverts de grossières couvertures brunes : c’est le piètre bivouac de l’armée anglaise en déroute à la veille de la bataille, en ce 24 octobre 1415. Tout paraît sombre et irrémédiable, le roi et les soldats partageant la même obscurité. À la scène suivante (IV.2), qui lui fait suite immédiatement, l’action se déplace au camp des Français, baigné du soleil levant qui fait briller les armures (IV.2.1). Le fond de scène s’éclaire, et l’on peut voir, sur une estrade, deux armures rutilantes et celle d’un cheval que le Dauphin, bravache, enfourche prestement5. L’ambiance qui règne dans les deux camps, pourtant si proches l’un de l’autre, diffère complètement. La victoire des Anglais n’en sera que plus éclatante.

13La continuité concerne aussi les objets scéniques, en particulier la chaise du couronnement qui devient l’emblème d’une dynastie avec ses aléas liés à la difficile notion de pouvoir. Elle permet des jeux de scène qui soutiennent le message du texte shakespearien, et s’inscrit comme la métonymie de ce cycle : la reconquête du pouvoir par la royauté anglaise.

14Ce siège est une réplique de la chaise du couronnement qui se trouve dans l’Abbaye de Westminster6 avec son dossier sculpté en pointe. Il rappelle la peinture sur bois qui représente le jeune Richard II assis sur ce trône trop grand pour son jeune âge7 Elle était tout à fait appropriée dans Richard II : placée au centre de la coursive barrant le cadre scénique en hauteur, Richard dominait sa Cour (et les spectateurs). La couronne royale sur ses longs cheveux blonds, les mains chargées du sceptre et du globe, vêtu de riches atours d’apparat d’un blanc si pur qu’il avait l’air d’un ange, il figurait bien la royauté de droit divin, à mi-chemin entre le ciel et ses sujets. Mais au cours de la scène de déposition, alors que Richard, en longue robe de pénitent, se tenait pieds nus sur l’espace scénique, c’est Henry qui avait pris place, avant l’heure, sur le siège royal, et qui suivait les étapes de la lente descente aux enfers du souverain légitime qu’il avait démis8.

15À l’ouverture de Henry V, la chaise trône sur une estrade située en plein centre de la partie arrière du proscenium. Vide, la couronne posée sur le siège, elle figure la vacance du pouvoir après la mort d’Henry IV9. Et donc, dès qu’Henry s’affirme comme roi, il prend place sur ce siège. Néanmoins, il doit prouver que cette place n’est pas usurpée, mais qu’elle lui revient de droit et que ce droit est corroboré par son propre mérite. Il s’agit donc d’un objet à la symbolique forte et parlante, plaçant effectivement ce cycle théâtral dans le cours de l’histoire événementielle de la royauté anglaise, comme se plait à le faire la RSC. Hors scène, le siège figure en couverture des Programmes de la pièce ; il est aussi au générique des présentations accessibles sur internet et dans la bande annonce des DVD.

16Comme il se doit dans cette pièce qui fait une large place à la critique mordante de tout ce qui n’est pas anglais ou royal, les rires fusent dans la salle. C’est le cas lors de la leçon de français de Katherine (Jennifer Kirby) à la scène 4 du troisième acte, scène qui ne m’a pas été très compréhensible – mais on peut considérer que cela fait partie intégrante de l’esprit de la pièce. Des rires ponctuent également chaque intervention de Fluellen (Joshua Richards, Ross et the Lord Marshall dans Richard II ; Bardolph et Glendower dans Henry IV) qui débite son texte à grande vitesse avec un fort accent gallois (sûrement travaillé avec Kate Godfrey, « the Voice Coach ») ou de Pistol (Antony Byrne, Mowbray dans Richard II ; Worcester dans 1Henry IV et Rumour, Porter, Pistol dans 2 Henry IV), archétype du rocker sur le retour, tout de cuir marron vêtu, des bagues voyantes à tous les doigts, la barbe rousse fournie mais le front dégarni et la longue natte qui lui descend jusqu’au milieu du dos.

17D’autres passages sont aussi accueillis par des rires, comme, par exemple, lorsque le Roi se dissimule sous la fausse identité de « Harry Le Roy » (IV.1.50) quand il visite son camp, la veille de la bataille. Cela prouve que certains spectateurs, même britanniques, ne connaissent pas vraiment la pièce. Et, en effet, c’est un véritable défi pour la Royal Shakespeare Company que de présenter des spectacles qui puissent satisfaire leurs publics si variés, depuis les spécialistes qui ont vu les mises en scène antérieures, et qui connaissent le texte parce qu’ils l’ont appris ou joué en amateur, jusqu’aux touristes de toutes nationalités qui ne parlent pas nécessairement anglais ou aux groupes d’adultes ou d’écoliers venus avec leurs enseignants.

18Le sujet de rires qui rassemblent tous les spectateurs concerne bien sûr la représentation des Français, la faiblesse congénitale du roi Charles VI (dit le Bon ou le Fou) et l’arrogance du Dauphin. Force est de constater que Charles VI (Simon Thorpe, Salisbury dans Richard II ; Blunt dans 1 Henry IV ; Lord Chief Justice dans 2 Henry IV) a une certaine dignité. Il s’exprime avec lenteur, présentant un modèle royal paisible et arrangeant qui ne semble souffrir d’aucun symptôme de folie. Cependant, il se laisse dominer par la reine Isobel (Jane Lapotaire), vive et décidée malgré sa petite taille, qui ne s’adresse pas directement au roi mais prend à partie l’ensemble des spectateurs. Le Dauphin (Robert Gilbert), dont la coupe de cheveux (frange ; taille au carré sur la nuque) fait ressortir la vivacité de ses yeux noirs, piaffe d’impatience d’en découdre avec les Anglais. Placé selon le protocole, derrière son père, il suggère l’opposition arrogante de l’héritier, lançant des regards perçants dans toutes les directions. Il cherche noise à Henry V, comme un Hotspur français10. Agacé par l’immobilisme fataliste du roi son père, il triture une balle de tennis avec nervosité (II.4), en écho à son envoi méprisant au roi Henry (I.2.263) et aux pierres froides ou autres komboloï censés calmer l’excitation excessive de ceux qui ne travaillent pas de leurs mains.

19Lorsqu’à l’acte V, Henry V courtise Katherine (V.2), c’est elle qui domine, qui fait des avances, qui se précipite pour l’embrasser (ah, les Françaises, toutes les mêmes !). Elle ne semble pas concernée par la défaite de son père, ni par sa propre valeur d’échange. Henry, que le texte s’efforce de présenter comme un guerrier plus à son aise dans le bruit et la fureur des batailles que dans les discours amoureux (dans ce revirement, on en oublierait qu’il a une jeunesse débauchée à son actif), apparaît d’une timidité embarrassée toute militaire.

20Cette mise en scène ne fait pas l’impasse sur l’ordre donné à la hâte par Henry V de tuer tous les prisonniers à l’annonce du regroupement des forces françaises, mais avant qu’une attaque ait lieu (IV.6.36-39). Cet épisode, immédiatement critiqué par Fluellen comme contraire aux règles de la chevalerie (IV.7), a souvent été omis de représentations théâtrales ou filmiques, de Laurence Olivier en 1944 à Kenneth Branagh en 198911. En cette année commémorative, de nombreuses études historiques se font l’écho de Fluellen. Même si le procédé n’est pas chevaleresque, il est efficace et sécuritaire pour assurer la victoire. Ce passage peu glorieux de la guerre médiévale n’est donc pas passé sous silence dans cette représentation, même si Henry V se préoccupe d’être dans son droit avant de se lancer dans cette campagne (I.2) et s’il s’en remet à Dieu avant l’affrontement et l’invoque au moment de la victoire. Henry V ressort comme une figure royale forte qui sait donner des ordres qui mènent à la victoire et fédère derrière la bannière de Saint George toutes les strates de la société et toutes les nations qui composent son royaume.

21Les cinq actes de la pièce sont ponctués par des interventions du Chœur qui adresse aux spectateurs un aperçu de l’histoire anglaise telle qu’elle peut être représentée sur l’espace exigu de la scène. Cette leçon théâtrale est magistralement interprétée par Oliver Ford-Davies (Shallow Justice dans 2 Henry IV) qui peut emmener les spectateurs d’un lieu à un autre grâce à sa diction parfaite et à son sens de la scène. Habillé en vêtements modernes, il montre que le Chœur se dégage de la pièce et de sa temporalité pour proposer une exploration de la théorie de la représentation qui a toujours valeur dans notre monde post-brechtien. Le personnage transcende vraiment les époques et nous interroge sur le pouvoir et la politique de notre société actuelle.

22De même que les œuvres de Shakespeare proposent souvent des personnages ou des situations en parallèle, qu’il livre à un commentaire comparatif, la Royal Shakespeare Company se prête aux célébrations de notre temps, dont le Programme de la pièce ainsi que tous les produits dérivés en vente à la boutique du théâtre se font l’écho.

23C’est ainsi que pour célébrer la bataille victorieuse d’Azincourt le jour de la Saint Crispin, le 25 octobre 1415, les spectateurs étaient invités à se joindre aux célébrations organisées au théâtre, le dimanche 25 octobre 2015, intitulées « Hooray for Henry ! »

24Henry V est une pièce qui appelle à la guerre (« a going-to-war play », selon l’expression de James Shapiro dans le Programme), une guerre qui a rassemblé toutes les strates de la société anglaise, en particulier les anonymes (« the common man ») et les différents peuples qui composent le royaume, et notamment les Archers gallois, absents de la pièce de Shakespeare – comme le conclut l’historienne Anne Curry, également dans le Programme). C’était une reconquête, très violente, de territoires perdus. Le Programme renvoie à un épisode guerrier du monde contemporain : l’invasion de l’Irak ordonnée par le Président Bush, à laquelle Tony Blair a souscrit. D’abord saluée comme soutien aux valeurs démocratiques, mais très vite critiquée pour son coût humain et financier, cette guerre n’a fait qu’envoyer à leur mort, aussi certaine qu’inutile, de nombreux soldats britanniques dans des terres lointaines, sans justification légitime.

25Cette pièce célèbre aussi la fierté d’être anglais. La harangue d’Henry avant la bataille – « we few, we happy few, we band of brothers » (IV.3.62) – a toujours été citée en temps de guerre pour rassembler les troupes derrière la bannière anglaise/britannique. Hors contexte, en temps de paix, ce vers peut être aussi fédérateur. Néanmoins, un léger malaise s’installe lorsque l’on sent que la fierté nationale qui émane de la pièce est mise en rapport avec le monde contemporain et son regain de nationalisme au sein du Royaume Uni (une double page du Programme montre des Anglais « moyens », adeptes du parti de Nigel Farage, agitant des drapeaux anglais restreints à la croix de Saint-Georges rouge sur fond blanc) et de retrait de l’Union Européenne souhaité par beaucoup d’Anglais.

26Le hiatus entre le nationalisme anglais de la pièce qui fédère autour du roi et celui de notre temps qui se forge à partir d’exclusion et de repli sur soi donne vraiment à réfléchir.

Notes

1  « The War of the Roses », suite composée de huit pièces historiques, en costumes modernes, monté par Michael Boyd entre 2005 et 2008, ou, plus récemment, Love’s Labour’s Lost et Love’s Labour’s Won, diptyque monté par Christopher Luscombe en 2014-2015 (voir mon compte-rendu).

2  Jonathan Bate & Eric Rasmussen (éd.), Complete Works, RSC, Basingstoke, Macmillan, 2007.

3  Voir https://www.youtube.com/watch ?v =3iD77Q9Mwz4

4  Voir : www.youtube.com/watch ?v =uvybCmaHyyQ

5  Voir https://www.youtube.com/watch ?v =3iD77Q9Mwz4

6  Voir www.westminster-abbey.org/our-history/the-coronation-chair

7  Voir www.westminster-abbey.org.our-history/royals/richard-ii-anne-of-bohemia

8  Voir : https://www.youtube.com/watch ?v =6UHaMJEE0MM

9  Voir https://www.youtube.com/watch ?v =wg3i3HyxoPU

10  « A kind of poor man’s hotspur », selon le qualificatif de Jonathan Bate et Eric Rasmussen, Complete Works, op. cit., p. 1026.

11  Voir ibid., p. 1028.

Pour citer cet article

Isabelle Schwartz-Gastine (2015). "Henry V à la Royal Shakespeare Company : 600e anniversaire de la victoire anglaise". Shakespeare en devenir - Les Cahiers de La Licorne - L'Oeil du Spectateur | N°8 - Saison 2015-2016 | Adaptations scéniques de pièces de Shakespeare et de ses contemporains.

[En ligne] Publié en ligne le 12 novembre 2015.

URL : http://shakespeare.edel.univ-poitiers.fr/index.php?id=896

Consulté le 15/12/2017.

A propos des auteurs

Isabelle Schwartz-Gastine

Isabelle Schwartz-Gastine est maître de Conférences Hors Classe Habilitée au Département d’Anglais de l’Université de Caen, membre d’ERIBIA (EA 2160), actuellement en délégation CNRS (équipe ARIAS, composante de l’UMR 7071 THALIM, Sorbonne Nouvelle, ENS).
Outre une cinquantaine d’articles dans des ouvrages ou revues internationales et nationales traitant principalement d’analyses théâtrales shakespeariennes, elle a publié deux monographies (King Lear, Neuilly s/Seine, Atlande, 2008 et A Midsummer Night’s Dream - William Shakespeare, Paris, Armand Colin, 2002), a dirigé des ouvrages collectifs (Tours et Détours : les ruses du discours dans l’Angleterre de la Renaissance, LISA, http://lisa.revues.org, 2008, vol. VI, n° 3 ; Richard II de William Shakespeare : une œuvre en contexte, Caen, Cahiers de la MRSH, 2005 ; La Comédie shakespearienne de la Fête Impériale à la Belle EpoqueRevue d’Histoire du Théâtre, CNRS, Bibliothèque Nationale, 2003-1, n° 217). 
S’intéressant également à la poésie contemporaine, elle a traduit un recueil de Debjani Chaterjee, Cette Femme-là... (Paris, L’Harmattan, 2000) et dirigé un volume Rencontres Poétiques du Monde Anglophone : autour de Debjani Chatterjee, Denise Levertov, Derry O’Sullivan et Kenneth White (Paris, L’Harmattan, 1998).

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Dernière mise à jour : 30 novembre 2017

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